Energeia

ENERGÉÏA
L’énergétique des œuvres d’art

Exposition du 16 novembre 2019 au 8 janvier 2020
Topographie de l’art, Paris

L’exposition Energeia propose une vision et une expérience inédite des œuvres d’art qu’elle invite à considérer sous l’angle énergétique. Elle répond à une nouvelle culture de l’énergie, ou plutôt des énergies, qui se déploie actuellement. Cette profonde mutation touche autant le développement personnel que celui de l’économie de la culture et des sciences. L’art et la création sont l’un des lieux d’expérimentation privilégiés de ce mouvement car ils permettent de cristalliser et d’objectiver, c’est à dire de visualiser et de ressentir véritablement ce qui est de l’ordre de l’invisible des énergies.

Cette exposition est une première car elle envisage l’art et l’exposition elle-même comme un vecteur et un catalyseur d’énergies. Elle est aussi l’une des premières du genre à proposer à son public de vivre et d’expérimenter de manière concrète et directe ces phénomènes à travers les œuvres et leur exposition. Elle nous invite ainsi à réinvestir un certain rapport à l’art dans le sens de la prophylaxie et du prendre soin, de soi, des autres et du monde.

Les artistes ont souvent entretenu une relation particulière aux multiples formes d’énergies. Dès les débuts présumés de l’art, on peut supposer que l’émergence des premières œuvres tracées, peintes, gravées ou sculptées, est intimement liée à la captation et à la restitution des énergies de la nature. Notamment dans les grottes ornées de la préhistoire.

Aujourd’hui, certains créateurs contemporains, de plus en plus nombreux, œuvrent dans cette continuité, tout en croisant les recherches scientifiques les plus en pointe sur les dimensions énergétiques qu’à ouvert la physique quantique.

Le crédo quantique nous dit que « tout est énergie ». Mais que signifie plus exactement cette formule ? Comment se représenter ce qu’elle recouvre ? Et surtout, ressentir ou identifier de manière tangible les phénomènes concernés pour en tirer un meilleur parti ? Afin de mieux comprendre ces réalités et certains de leurs enjeux, l’exposition est conçue comme un parcours exploratoire qui invite le visiteur à développer sa perception conjointe des œuvres et des énergies, tout en renouant avec certaines dimensions des éléments naturels, en particulier à travers le minéral et le végétal.

Un autre aspect de l’exposition est plus particulièrement dédié à la lumière et à la couleur qui permettent de percevoir et de mieux saisir ce qui est de l’ordre du rayonnement ou de la fréquence.

Energéia s’intéresse aussi à l’énergie de la psyché et de la conscience, l’un des grands sujets de recherche actuel pour les sciences de la cognition, qui s’exprime directement à travers les œuvres d’art.

Ce nouvel axe du Musée de l’Invisible fait suite aux projets consacrés précédemment au végétal avec le lancement du Manifeste de l’arbre en 2014, à au minéral avec la mise en place Académinérale, et à la dimension visionnaire sous la forme d’expositions, de conférences, de publications, de workshops qui nourrissent une véritable recherche.

C’est la convergence de ces propositions qui donne une dimension toute particulière à Energéia, sous les traits d’une exposition expérimentale où les œuvres et leur restitution, sont envisagées dans leur dimension énergétique, qui peut être perçue et vécue par le public.

Ce projet inédit à l’échelle nationale et internationale, qui ambitionne de révéler et d’explorer une véritable énergétique de la création, propose une autre praxis de l’art. C’est à dire une autre façon de voir l’art, de l’exposer, de le ressentir et de le pratiquer.

Il participe ainsi à la transition culturelle et esthétique qui doit nécessairement accompagner la transition écologique en cours. Ce qui revient à œuvrer pour une nouvelle culture du vivant, de la biodiversité et donc du bien-être.

 

Artistes pressentis :

Basserode, Philippe Deloison, Jean-Luc Favero, Amy Hilton, Georges Lakovsky, Arthur Lambert, Philippe Lepeut, Sandra Lorenzi, Isabelle Peru, Anika Mignotte, Brigitte Moreau-Serre, Erik Nussbiker, Olivier Raud, Jean-Jacques Rullier, Vladimir Skoda, Teruhisa Suzuki, Kat’ytaya Catitu Tayasu, Sandra Valabregue.

Commissariat : Pascal Pique, Le Musée de l’Invisible

Un projet de recherche et de création : cette exposition du Musée de l’Invisible participe d’un projet de recherche en Sciences de l’art/Esthétique dans le cadre d’un doctorat rattaché au programme  de recherche Art Mondialité et Environnement de l’axe A2S-Institut Acte, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

plan énergétique Energéïa ok

De Mineralis 2

De Mineralis

Pierres de vision

Basserode – Céline Cléron – Aurélie Dubois – Gaëlle Foray – Alexandre Joly- Gabriel Léger – Myriam Mechita – Jean-Jacques Rullier – Lionel Sabatté – Vladimir Skoda

Commissariat : Pascal Pique

Musée des Arts & Métiers, Paris / hors les murs Yia Art Fair # 5

13  – 25 octobre 2015

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L’humain a toujours entretenu une relation particulière au monde minéral. Bien avant l’art des grottes et jusqu’à nos jours, où nombre d’artistes réinventent une vision dynamique du règne minéral. Si bien que l’art des pierres fait un retour remarqué dans la création contemporaine. Afin de mieux percevoir ce phénomène qui n’est pas que d’ordre symbolique, De Mineralis, pierres de visions, s’intéresse à l’une des particularités de cette relation méconnue : quand les minéraux interviennent dans l’économie visionnaire des artistes. C’est pourquoi ce projet rend hommage à la grande mystique Hildegarde de Bingen, qui dès le moyen-âge a étudié, codifié et divulgué les savoirs liés aux pierres de guérison.

Spécialement conçue pour l’écrin de pierre de l’abside romane de St Martin-aux-Champs qui abrite le pendule de Foucault, l’exposition propose un dispositif particulier sous la forme d’une sorte de cromlech, ou de cercle de pierre magique contemporain. Comme pour mieux revisiter la materia prima dont nous sommes issus. Les œuvres présentées réactivent la relation tellurique et énergétique à l’univers, ainsi que les perceptions de type mythique, animistes ou astrales qui procèdent d’une vision réenchantée du monde et de ses constituants premiers, les minéraux. L’accrochage même de l’exposition propose une expérience de l’Invisible qui renvoie aux symboliques de l’arbre de vie ou de l’Alchimie et de la Pierre des Philosophes.

De Mineralis expérimente également une hypothèse de recherche : voir en quoi l’art et les pierres permettent à certains d’entre nous, dont les artistes, de relier différentes strates de réalités supposées. Ce que la physique et les sciences contemporaines envisagent depuis peu.

Accrochage De Mineralis à Paris et cercle de pierres néolithique de Swinside, Angleterre

Accrochage De Mineralis à Paris et cercle de pierres néolithique de Swinside, Angleterre

De Mineralis : une alchimie transhistorique

Le chevet de Saint-Martin aux Champs a été édifié en 1135. Son plan reprend celui de l’ancienne abside romane d’une basilique funéraire du VI siècle. L’édifice a été dédié à la Vierge Mère de Dieu et placée sous la protection de Paul et Pierre, les saints patrons de l’ordre clunisien dont St Martin-aux -Champs est la fille. La chapelle axiale tréflée dans laquelle se déploie l’exposition De Mineralis servait d’écrin à une grande sculpture en bois de vierge à l’enfant, datée elle aussi de 1135.

Le dispositif de l’exposition s’est également inspiré de livre de Umberto Eco, « Le pendule de Foucault » et du plan de l’arbre des séfirots présenté en exergue du roman. Selon certaines interprétations l’arbre séfirotique permet de comprendre l’organicité même de ce type d’édifice, consacré à la circulation des énergies entre le ciel et la terre, que l’architecture de pierre permet de véhiculer. En d’autre termes, la chapelle permettait non seulement de recevoir les énergie cosmique et célestes, mais également des les nourrir pour participer à la mécanique cosmique.

Le plan et le sens même de l’exposition De Mineralis, s’inspirent de la structure et de la symbolique de l’abside et de l’arbre de vie. De Mineralis en reprend la charge et le principe d’une transmutation des énergies. A l’image de l’aventure alchimique à laquelle cette configuration transhistorique renvoie indéniablement. Notamment à travers la figure de la fameuse Pierre des philosophes qui est la quête d’une panacée universelle.

De Mineralis avec le pendule de Foucault et l'arbre séfirotique du livre d'Umberto Eco

De Mineralis avec le pendule de Foucault et l’arbre séfirotique du livre d’Umberto Eco

 

Plan d'accrochage De Mineralis à Paris

Plan d’accrochage De Mineralis à Paris

1 Lionel Sabatte – 2 Basserode – 3 Céline Cléron – 4 Alexandre Joly – 5 Jean-Jacques Rullier – 6 Vladimir Skoda – 7 Gaëlle Foray – 8 Gabriel Léger – 9 Myriam Mechita – 10 Aurélie Dubois

 

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1 Lionel Sabatté, Qui, 2015 – Acier, béton et mica 30 x 30 x 45 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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2 Basserode, Stone touched, 2015 – Silex sur socle, 40 X 40 x 130 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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3 Céline Cléron, Sans titre (Yo-yo), 2015 – Fossiles sur socles, 40 X 40 x 110 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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4 Alexandre Joly, Sacred peanuts island, 2011 – Calcédoine, cacahuètes, mousse, dorure, cloche verre40 X 40 x 60 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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5 Jean-Jacques Rullier, Les 24 pierres de soin de Hildegarde de Bingen, 2015 – Dessin, pierre roulées sous verre, socle, 55 cm x 55 cm x 112 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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6 Vladimir Skoda, Sans titre, 1986 – Acier forgé, (mercure), 15 x 35 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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7 Gaëlle Foray, Sans titre (la plage), 2015 – Pierre, photographies découpées 25 x 12 x 8 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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8 Gabriel Léger, Summer Wine, 2015 – Verre et plexiglass sur socle, 40 X 40 x 130 cm – Courtesy galerie Sator et Subtil Collection

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9 Myriam Méchita, Les troubles d’Aphrodite, bronze, 2015 – Terre, figurine XIXe, fluorines sur socle 40 X 40 x 110 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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10 Aurélie Dubois
Yggdrasil, 2015 – Pentagone incrusté d’un tronc d’arbre, branche, cristaux de roche, quartz rose, rubis sur fuschite, dents de céramique, œil de verre. Poupée avec boite crânienne ouverte incrustée d’un cristal de roche accompagnée de son chien
Déméter, 2015 – Pentagone peint bleu, noir et or, quartz rose, deux dessins, poupée aux mains incrustées de cristaux de roches – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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La première session de l’Académinérale s’est tenue à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne Rhône-Alpes le 12 juin 2015. L’Académinérale est l’un des premiers départements du Musée de l’Invisible. Elle a pour vocation de promouvoir les démarches artistiques, scientifiques, philosophiques ou autres qui expérimentent de nouvelles perspectives sur le monde minéral. Il s’agit d’un projet de création et de recherche, dont les travaux sont restitués au public sous la forme d’expositions ou d’autres manifestations (conférences, séminaires, ateliers, publications). L’évolution actuelle de notre rapport au minéral participe d’une réévaluation de toute l’échelle du vivant et de ses contributeurs, à laquelle notre culture travaille en redéfinissant par exemple le statut de l’animal et du végétal. Les découvertes récentes effectuées par la sonde spatiale Rosetta sur une comète et les rapports supposés entre une origine extra-terrestre du vivant et le minéral participent du regain d’intérêt pour une biologie minérale. C’est à cette vaste entreprise qui doit nous permettre de réinventer notre culture de la nature, de la biodiversité et de l’environnement, que le Musée de l’Invisible entend participer. C’est pourquoi le projet de l’Académinérale à une dimension transculturelle et transdisciplinaire. Notamment quand il fait appel à l’anthropologie et aux cultures de l’Invisible qui envisagent ce règne comme un monde vivant et actif.

 

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De Mineralis est l’occasion de lancer la Subtil Collection dans le cadre de la Yia Art Fair #5. La Subtil Collection est un organe important du Musée de l’Invisible qui a une double vocation artistique et économique. D’abord artistique puisqu’il s’agit de rassembler un corpus ouvert, mobile et changeant d’œuvres qui, progressivement, vont révéler les contours d’un nouveau territoire. Celui de l’art et des dimensions Subtiles (ou Invisibles : vécus mythiques, métacognitions, phénomènes inexpliqués) qui recouvrent certains aspects cachés et méconnus du processus artistique.

La Subtil Collection se consacrant en priorité aux artistes et aux œuvres produites ou montrées, dans le cadre des expositions et des diverses activités du Musée de l’Invisible. D’autres apports correspondant au projet artistique et culturel du Musée de l’Invisible peuvent toutefois êtres abondés.

La Subtile Collection a également une dimension économique dans la mesure ou elle peut fonctionner comme une galerie associative comparable aux « Nonprofit organizations» (NPO). C’est-à dire que les revenus générés par ses activités (vente d’œuvres, conseil, expositions) sont exclusivement destinés à participer au financement des objectifs du Musée de l’Invisible et non à redistribuer des profits ou des dividendes à des tiers ou à d’autres structure. Le Musée de l’Invisible et la Subtil Collection étant régis par une association de type Loi 1901, à but non lucratif et reconnue « d’intérêt général ».

La Subtil Galerie va donc exister dans un premier temps sous la forme d’expositions temporaires, de principe d’activité, et d’une galerie virtuelle mise en ligne sur le site internet du Musée de l’Invisible qui va évoluer en fonction des activités et des expositions du Musée de l’Invisible.

les visionnaires #1

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Les visionnaires #1

Exposition du 10  au 20 avril 2019, 24Beaubourg, Paris
Lancement de la Subtil Collection

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Sandra Lorenzi, Le cactus, série de l’être seuil, dessin, 2018

 L’intéret pour les phénomènes visionnaires connaît une nouvelle vitalité. Un nombre croissant d’artistes, de penseurs, de chercheurs s’intéresse à cette réalité méconnue de la cognition humaine qui déborde le seul domaine du mental ou du fonctionnement cérébral. Au delà de l’imaginaire, quelles réalités le phénomène visionnaire recouvre t-il ? En quoi incarne t-il une matrice de l’art et de la culture ? Cette première exposition Les visionnaire au 24Beaubourg à Paris, inaugure un programme de création et de recherche qui invite à repenser ces questions. Elle a aussi pour vocation de redonner accès à la dynamique visionnaire pour réinventer le futur.

 L’art visionnaire est fondé sur un élargissement de la conscience du monde tangible et visible. Cet art permettrait d’accéder à d’autres formes de réalités et de vécus. Il est souvent associé à des pratiques de quête de vision dont une large palette est abordée dans cette exposition qui rassemble plus d’une vingtaine d‘artistes.

Les créations présentées ici peuvent faire appel au rêve, à l’hypnose ou à la médiumnité. Et mettre en œuvre des formes de transcendance à dimension mythique, spirituelle ou mystique. Voir même ésotérique ou alchimique. Plus simplement elles peuvent avoir recours à d’autres formes d’inspiration la concentration ou à la méditation.

Parmi les artistes réunis ici certains créent avec les forces de la nature, par exemple à travers le magnétisme ou des états de transe proches du chamanisme. Il y a aussi l’écriture ou le dessin automatique liés à des perceptions extra sensorielles. D’autres créent ou font appel à une imagerie de la vision. Autant de domaines qui peuvent êtres considérés comme des outils de survie que l’humain explore et utilise depuis la nuit des temps.

Pourtant, l’art visionnaire a été cantonné à une forme d’art singulier ou d’art brut, alors qu’il correspond probablement à une réalité première et fondamentale de la création artistique. Donc de la culture humaine. Et ceci, indépendamment des périodes, des civilisations ou des modes d’expression. Il s’agit d’une constante à travers toute l’histoire de l’art sur laquelle un nouveau regard commence à être porté.

Mais ce phénomène va au-delà de l’art. Actuellement la dimension visionnaire fait un retour important (s’il elle n’a jamais disparu d’ailleurs), aussi bien dans la création contemporaine que dans les pratiques culturelles de populations croissantes à travers la planète. Il ne s’agit pas que d’un effet de mode, mais d’un courant profond qui touche les sciences, la technologie, la politique ou l’économie.

C’est pourquoi l’exposition Les visionnaires #1, rassemble des artistes et des personnalités issues d’autres horizons comme l’entreprise, la littérature, le soin. Ensembles, ils redessinent une communauté de création et de vécus à travers le travail de la vision. Ce travail est précieux car le processus visionnaire est à la fois exigeant et délicat. Il engage l’être tout entier, à la fois intime et social, dans ce qui le relie au monde et le transforme en permanence. Précieux également car il met aussi en jeu des réalités encore mal connues qui dévoilent d’autres facettes de la réalité visible.

Conçue comme une sorte de paysage alchimique l’exposition propose une sorte de parcours initiatiques où les œuvres sont envisagées comme autant d’énergétiques.

La position sur ces questions adoptée ici est celle que le Musée de l’Invisible expérimente dans le cadre de son projet culturel et scientifique depuis 2014. Elle propose de faire jonction entre un point de vue rationnel et d’autres approches ouvertes aux formes d’ésotérisme ou de transcendance. A la manière d’une anthropologie ou d’une phénoménologie qui auraient abandonné le surplomb condescendant souvent de mise à l’égard de ces sujets.

La vocation du Musée de l’Invisible avec ce type d’exposition est de remettre à la disposition du plus grand nombre des ressources culturelles et cognitives qui ont été oubliées, occultées et souvent mêmes dépréciées. Pour autant, cette redécouverte est associée à une forme de vigilance lucide.

Exposer et relayer des œuvres issues des pratiques visionnaires est d’une véritable importance dans un monde dont le désenchantement relève avant tout d’une déconnexion de ces réalités organiques constitutives de l’humain.

Comme celle d’une conscience élargie qui n’est plus cantonnées aux limites du cerveau et qui engage à rouvrir l’accès à certaines formes de l’Invisible que l’on nomme parfois le « non-humain ». Cette ouverture associée à la dimension visionnaire laisse alors apparaître de nouveaux horizons propices à une inscription plus heureuse et harmonieuse de l’humain dans l’univers.

artistes pressentis : Art Orienté Objet, Basserode,  Charley Case, Céline Cléron, Philippe Deloison, Damien Deroubaix, Aurélie Dubois, Jean-Luc Favéro, Catherine Flurin, Vidya Gastaldon, Myriam Mechita, Anika Mignotte, Isabelle Levenez, Sandra Lorenzi, Lea Le Bricomte, Isabelle Peru, Catitu Tayassu, Christine Laquet, Olivier Raud, Nathalie Regard, Irina Rotaru Quinterne, Jean-Jacques Rullier, Sandra Valabrègue, Lionel Sabatté …

 Commissariat : Pascal Pique, le Musée de l’Invisible

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 La Subtil Collection est un organe important du Musée de l’Invisible qui a une double vocation artistique et économique qui donne un aperçu d’ensemble de l’activité du Musée de l’Invisible

Une vocation d’abord artistique puisqu’elle rassemble les artistes et les œuvres produites ou montrées dans le cadre de ses expositions et autres activités. D’autres apports correspondants au projet culturel et scientifique du Musée de l’Invisible peuvent rejoindre ce corpus. Ainsi, la Subtil Collection va rassembler un corpus évolutif et ouvert d’œuvres qui, progressivement, va révéler les contours d’un nouveau territoire. Celui de l’art et des dimensions Subtiles (vécus mythiques, métacognitions, dimensions inexplorées) qui recouvrent certains aspects cachés et méconnus du processus artistique.

La Subtil Collection a également une dimension économique dans la mesure ou elle peut fonctionner comme une galerie associative comparable aux « non profit organisations » (NPO). C’est-à dire que les revenus générés par ses activités (vente d’œuvres, conseil, commissariat d’expositions) sont exclusivement destinés au financement des objectifs du Musée de l’Invisible et non à redistribuer des profits ou des dividendes à des tiers ou à d’autres structures. Le Musée de l’Invisible et la Subtil Collection étant régis par une association de type Loi 1901, à but non lucratif et reconnue « d’intérêt général ».

La Subtil Collection va donc exister dans un premier temps sous la forme d’expositions temporaires, thématiques ou individuelles, notamment à partir du partenariat avec le 24Beaubourg à Paris, ainsi que d’une galerie virtuelle et d’un site internet qui va évoluer en fonction des activités et des expositions du Musée de l’Invisible.  Le site de la Subtil Collection étant avant tout envisagé comme un outil documentaire et un lieu ressource pour les artistes et leurs œuvres.

La Subtil Collection sera lancée à l’occasion de l’exposition Les Visionnaires, au 24Beaubourg à Paris, du 10 au 20 avril 2019.

Le 24Beaubourg est un lieu d’exposition qui travaille soit en direct avec les artistes soit en partenariat avec des galeries ou commissaires français ou étrangers.

 

Actualités SAUVEGARDE 12-03-2019

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Les fleurs de l’invisible

Les Fleurs de l’invisible

Hommage à Michèle Riffard

Une proposition “art & médiumnités” au 7,5 Club, Paris

14 janvier – 14 avril 2016

Charley Case, Décollage (à Michèle Riffard), fixé sous verre, 2015

« Les artistes sont très haut dans l’échelle de la médiumnité. Sans forcément le savoir » nous dit Michèle Riffard, doyenne des mediums française disparue en 2014*. Mais, quelle place tient ce « don » dans l’art d’un point de vue historique et dans la création contemporaine en particulier ?

Quelques artistes utilisent certaines formes de médiumnité (ou de métagnomie) en toute conscience. D’autres ne font qu’effleurer cette réalité pas toujours facile à accueillir et à vivre. Pas aisée non plus à révéler. D’autres encore n’en ont pas vraiment conscience ou la refoule. Alors que certains ne font que l’évoquer ou l’utiliser en citant l’Invisible à comparaître de façon plus ou moins distante, ironique ou critique.

La métagnomie est la connaissance des choses tenues pour êtres normalement inconnaissable. La capacité métagnomique humaine, avérée et vérifiée dans d’innombrables expériences, recouvre certaines formes de perceptions extrasensorielles comme la clairvoyance, la clairaudience, ou le fait de voir à distance, dans le passé, comme dans le futur. Ce qui peut également être assimilé à des formes de vision, de télépathie ou de précognition. Ou plus traditionnellement, de voyance et de divination.

Toujours est-il qu’un nombre croissant d’artistes contemporains associent d’une manière ou d’une autre, ces phénomènes de l’Invisible à leur travail. Ce qui permet aussi de refonder bien des esthétiques. Pourtant cette réalité culturelle n’a que rarement été abordée ou explorée en profondeur. Tant du point de vue de l’histoire de l’art que de l’art contemporain.

L’une des causes de cet évitement est sans doute liée à notre culture de la raison objective et matérielle qui s’est établie à partir la fin du XVIIe siècle, souvent en opposition aux cultures de l’Invisible. Cette réalité historique est d’ailleurs toujours recouverte par un important refoulé alors que l’intérêt des artistes et du public pour les cultures de l’Invisible fait un retour important actuellement. Notamment depuis que la scène de l’art s’est ouverte aux cultures extra occidentales, pour la plupart toujours empruntes de formes d’animisme. Un Invisible qui fait retour jusque dans les sciences les plus dures au moment même où une certaine Raison montre ses limites tant du point de vue économique et environnemental, que sociétal et culturel.

Si bien que l’Invisible semble correspondre à une réalité originelle et fondamentale de l’art et du processus créatif, que nous connaissons finalement assez peu et que redécouvrent actuellement les préhistoriens. C’est aux différents aspects de cette réalité que se consacre le Musée de l’Invisible depuis son exposition inaugurale début 2014 (Astralis, à l’Espace Culturel Louis Vuitton). Jusqu’à ses développements les plus récents avec le lancement d’un Manifeste de l’arbre à la Biennale de Salvador de Bahia au Brésil ou l’inauguration d’une Académinérale à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne Rhône-Alpes en juin 2015.

Aujourd’hui, à l’occasion de cette exposition au 7,5 Club à Paris, il s’agit d’ouvrir un axe important du Musée de l’Invisible avec la préfiguration de son département « art & médiumnités ». Avec une exposition véritablement expérimentale qui accompagne la sortie d’un livre d’entretiens avec la célèbre médium Michèle Riffard intitulé « Les Fleurs de l’Invisible ».

Une co édition avec les Edition JMG/Le Temps présent à laquelle ont été associés deux artistes, Marion Laval-Jeantet du duo Art Orienté Objet et Charley Case. Leurs contributions sont exposées au 7,5 Club avec d’autres travaux d’artistes sensibles à ces problématiques comme Myriam Mechita, Vidya Gastaldon ou Camille Renarhd, dans une forme d’hommage rendu à Michèle Riffard un peu plus d’un an après sa disparition.

Image 2 communique- Vidya healing painting (le royaume) 2014

Vidya Gastadon, Healing painting (le Royaume), huile sur toile, 2014

En écho aux propos de la médium, les œuvres plastiques des artistes seront accompagnées d’une série de performances associées à des interventions de diverses personnalités liées à l’Invisible (chercheurs, médiums, historiens…), dans une programmation qui va se développer pendant les trois mois de l’exposition.

Ce qui permettra d’esquisser un programme de recherche et de création dédié au rapport « art & médiumnité » que le Musée de l’Invisible envisage de développer par la suite sous la forme d’expositions et de projets expérimentaux.

Ce rendez-vous inaugural au 7,5 Club (mitoyen d’une adresse ou Victor Hugo a probablement fait quelques salons spirites dans un Paris du XIX e siècle qui fut l’une des capitales de l’art et de l’Invisible), est ainsi l’occasion d’explorer certaines questions : que vivent les artistes au contact de l’Invisible ? Comment leurs œuvres adviennent-elles ? Que nous disent-elles et comment les interpréter ? A quelles réalités cognitives sont-ils et sommes-nous confrontés ? Et surtout, comment traiter de ces réalités invisibles avec une épistémologie adaptée propice à une nouvelle théorie de la connaissance et du vivant ?

Autant de questions passionnantes et fascinantes qui participent d’un renouveau artistique et culturel important, auquel il est temps d’apporter une contribution constructive. Et réparatrice.

 

Pascal Pique, Le Musée de l’Invisible

Titre de l’exposition : Les fleurs de l’Invisible – art & médiumnités

Dates : début 14/15 janvier – 16 avril 2016

Artistes présentés : Charley Case, Aurélie Dubois, Vidya Gastaldon, Marion Laval-Jeantet,  Myriam Mechita, Camille Renarhd,

Publication : Les Fleurs de l’Invisible, entretien avec Michèle Riffard, co-édition Les Editions du Temps présent / Le Musée de l’Invisible

Commissariat : Pascal Pique, Le Musée de l’Invisible à l’invitation de Isabelle Suret, présidente du 7,5 Club

 

*Extrait d’un entretien avec Michèle Riffard, « Au-delà des étoiles », par Pascal Pique, revue Parascience N° 90, octobre 2013.

L’EXPOSITION AU 7,5 CLUB SE VISITE SUR RENDEZ-VOUS

PRIERE DE CONTACTER

Académinérale

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L’Académinérale est l’un des premiers départements du Musée de l’Invisible. Elle a pour vocation de promouvoir les démarches artistiques, scientifiques, philosophiques ou autres qui expérimentent de nouvelles perspectives sur le monde minéral. Il s’agit d’un projet de création et de recherche, dont les travaux sont restitués au public sous la forme d’expositions ou d’autres manifestations (conférences, séminaires, ateliers, publications).

L’évolution actuelle de notre rapport au minéral participe d’une réévaluation de toute l’échelle du vivant et de ses contributeurs, à laquelle notre culture travaille en redéfinissant par exemple le statut de l’animal et du végétal. Les découvertes récentes effectuées par la sonde spatiale Rosetta sur une comète et les rapports supposés entre une origine extra-terrestre du vivant et le minéral participent du regain d’intérêt pour une biologie minérale.

C’est à cette vaste entreprise qui doit également nous permettre de réinventer notre culture de la nature, de la biodiversité et de l’environnement, que le Musée de l’Invisible entend participer. C’est pourquoi le projet de l’Académinérale à une dimension transculturelle et transdisciplinaire. Notamment quand il fait appel à l’anthropologie et aux cultures de l’Invisible qui envisagent ce règne comme un monde vivant et actif.

La première session de l’Académinérale s’est tenue à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne Rhône-Alpes le 12 juin 2015.

Expositions et sessions de l’Académinérale

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DE MINERALIS, MUSÉE NATIONAL DES ARTS & MÉTIERS,
PARIS, 13-25 OCTOBRE 2015


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DE MINERALIS PIERRES DE VISION – INSTITUT D’ART CONTEMPORAIN
VILLEURBANNE RHÔNE ALPES – 11 JUIN AU 8 AOÛT 2015

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De Mineralis

Pierres de vision

Basserode – Céline Cléron – Aurélie Dubois – Gaëlle Foray – Alexandre Joly- Gabriel Léger – Myriam Mechita – Jean-Jacques Rullier – Lionel Sabatté – Vladimir Skoda

Commissariat : Pascal Pique

Musée des Arts & Métiers, Paris / hors les murs Yia Art Fair # 5

13  – 25 octobre 2015

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L’humain a toujours entretenu une relation particulière au monde minéral. Bien avant l’art des grottes et jusqu’à nos jours, où nombre d’artistes réinventent une vision dynamique du règne minéral. Si bien que l’art des pierres fait un retour remarqué dans la création contemporaine. Afin de mieux percevoir ce phénomène qui n’est pas que d’ordre symbolique, De Mineralis, pierres de visions, s’intéresse à l’une des particularités de cette relation méconnue : quand les minéraux interviennent dans l’économie visionnaire des artistes. C’est pourquoi ce projet rend hommage à la grande mystique Hildegarde de Bingen, qui dès le moyen-âge a étudié, codifié et divulgué les savoirs liés aux pierres de guérison.

Spécialement conçue pour l’écrin de pierre de l’abside romane de St Martin-aux-Champs qui abrite le pendule de Foucault, l’exposition propose un dispositif particulier sous la forme d’une sorte de cromlech, ou de cercle de pierre magique contemporain. Comme pour mieux revisiter la materia prima dont nous sommes issus. Les œuvres présentées réactivent la relation tellurique et énergétique à l’univers, ainsi que les perceptions de type mythique, animistes ou astrales qui procèdent d’une vision réenchantée du monde et de ses constituants premiers, les minéraux. L’accrochage même de l’exposition propose une expérience de l’Invisible qui renvoie aux symboliques de l’arbre de vie ou de l’Alchimie et de la Pierre des Philosophes.

De Mineralis expérimente également une hypothèse de recherche : voir en quoi l’art et les pierres permettent à certains d’entre nous, dont les artistes, de relier différentes strates de réalités supposées. Ce que la physique et les sciences contemporaines envisagent depuis peu.

Accrochage De Mineralis à Paris et cercle de pierres néolithique de Swinside, Angleterre

Accrochage De Mineralis à Paris et cercle de pierres néolithique de Swinside, Angleterre

De Mineralis : une alchimie transhistorique

Le chevet de Saint-Martin aux Champs a été édifié en 1135. Son plan reprend celui de l’ancienne abside romane d’une basilique funéraire du VI siècle. L’édifice a été dédié à la Vierge Mère de Dieu et placée sous la protection de Paul et Pierre, les saints patrons de l’ordre clunisien dont St Martin-aux -Champs est la fille. La chapelle axiale tréflée dans laquelle se déploie l’exposition De Mineralis servait d’écrin à une grande sculpture en bois de vierge à l’enfant, datée elle aussi de 1135.

Le dispositif de l’exposition s’est également inspiré de livre de Umberto Eco, « Le pendule de Foucault » et du plan de l’arbre des séfirots présenté en exergue du roman. Selon certaines interprétations l’arbre séfirotique permet de comprendre l’organicité même de ce type d’édifice, consacré à la circulation des énergies entre le ciel et la terre, que l’architecture de pierre permet de véhiculer. En d’autre termes, la chapelle permettait non seulement de recevoir les énergie cosmique et célestes, mais également des les nourrir pour participer à la mécanique cosmique.

Le plan et le sens même de l’exposition De Mineralis, s’inspirent de la structure et de la symbolique de l’abside et de l’arbre de vie. De Mineralis en reprend la charge et le principe d’une transmutation des énergies. A l’image de l’aventure alchimique à laquelle cette configuration transhistorique renvoie indéniablement. Notamment à travers la figure de la fameuse Pierre des philosophes qui est la quête d’une panacée universelle.

De Mineralis avec le pendule de Foucault et l'arbre séfirotique du livre d'Umberto Eco

De Mineralis avec le pendule de Foucault et l’arbre séfirotique du livre d’Umberto Eco

 

Plan d'accrochage De Mineralis à Paris

Plan d’accrochage De Mineralis à Paris

1 Lionel Sabatte – 2 Basserode – 3 Céline Cléron – 4 Alexandre Joly – 5 Jean-Jacques Rullier – 6 Vladimir Skoda – 7 Gaëlle Foray – 8 Gabriel Léger – 9 Myriam Mechita – 10 Aurélie Dubois

 

L1 Sabatté

1 Lionel Sabatté, Qui, 2015 – Acier, béton et mica 30 x 30 x 45 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

L2 Basserode

2 Basserode, Stone touched, 2015 – Silex sur socle, 40 X 40 x 130 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

L3 Cléron

3 Céline Cléron, Sans titre (Yo-yo), 2015 – Fossiles sur socles, 40 X 40 x 110 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

L4 Joly

4 Alexandre Joly, Sacred peanuts island, 2011 – Calcédoine, cacahuètes, mousse, dorure, cloche verre40 X 40 x 60 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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5 Jean-Jacques Rullier, Les 24 pierres de soin de Hildegarde de Bingen, 2015 – Dessin, pierre roulées sous verre, socle, 55 cm x 55 cm x 112 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

L6 Skoda

6 Vladimir Skoda, Sans titre, 1986 – Acier forgé, (mercure), 15 x 35 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

L7 Foray

7 Gaëlle Foray, Sans titre (la plage), 2015 – Pierre, photographies découpées 25 x 12 x 8 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

L8 Léger

8 Gabriel Léger, Summer Wine, 2015 – Verre et plexiglass sur socle, 40 X 40 x 130 cm – Courtesy galerie Sator et Subtil Collection

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9 Myriam Méchita, Les troubles d’Aphrodite, bronze, 2015 – Terre, figurine XIXe, fluorines sur socle 40 X 40 x 110 cm – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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10 Aurélie Dubois
Yggdrasil, 2015 – Pentagone incrusté d’un tronc d’arbre, branche, cristaux de roche, quartz rose, rubis sur fuschite, dents de céramique, œil de verre. Poupée avec boite crânienne ouverte incrustée d’un cristal de roche accompagnée de son chien
Déméter, 2015 – Pentagone peint bleu, noir et or, quartz rose, deux dessins, poupée aux mains incrustées de cristaux de roches – Courtesy l’artiste et Subtil Collection

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La première session de l’Académinérale s’est tenue à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne Rhône-Alpes le 12 juin 2015. L’Académinérale est l’un des premiers départements du Musée de l’Invisible. Elle a pour vocation de promouvoir les démarches artistiques, scientifiques, philosophiques ou autres qui expérimentent de nouvelles perspectives sur le monde minéral. Il s’agit d’un projet de création et de recherche, dont les travaux sont restitués au public sous la forme d’expositions ou d’autres manifestations (conférences, séminaires, ateliers, publications). L’évolution actuelle de notre rapport au minéral participe d’une réévaluation de toute l’échelle du vivant et de ses contributeurs, à laquelle notre culture travaille en redéfinissant par exemple le statut de l’animal et du végétal. Les découvertes récentes effectuées par la sonde spatiale Rosetta sur une comète et les rapports supposés entre une origine extra-terrestre du vivant et le minéral participent du regain d’intérêt pour une biologie minérale. C’est à cette vaste entreprise qui doit nous permettre de réinventer notre culture de la nature, de la biodiversité et de l’environnement, que le Musée de l’Invisible entend participer. C’est pourquoi le projet de l’Académinérale à une dimension transculturelle et transdisciplinaire. Notamment quand il fait appel à l’anthropologie et aux cultures de l’Invisible qui envisagent ce règne comme un monde vivant et actif.

 

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De Mineralis est l’occasion de lancer la Subtil Collection dans le cadre de la Yia Art Fair #5. La Subtil Collection est un organe important du Musée de l’Invisible qui a une double vocation artistique et économique. D’abord artistique puisqu’il s’agit de rassembler un corpus ouvert, mobile et changeant d’œuvres qui, progressivement, vont révéler les contours d’un nouveau territoire. Celui de l’art et des dimensions Subtiles (ou Invisibles : vécus mythiques, métacognitions, phénomènes inexpliqués) qui recouvrent certains aspects cachés et méconnus du processus artistique.

La Subtil Collection se consacrant en priorité aux artistes et aux œuvres produites ou montrées, dans le cadre des expositions et des diverses activités du Musée de l’Invisible. D’autres apports correspondant au projet artistique et culturel du Musée de l’Invisible peuvent toutefois êtres abondés.

La Subtile Collection a également une dimension économique dans la mesure ou elle peut fonctionner comme une galerie associative comparable aux « Nonprofit organizations» (NPO). C’est-à dire que les revenus générés par ses activités (vente d’œuvres, conseil, expositions) sont exclusivement destinés à participer au financement des objectifs du Musée de l’Invisible et non à redistribuer des profits ou des dividendes à des tiers ou à d’autres structure. Le Musée de l’Invisible et la Subtil Collection étant régis par une association de type Loi 1901, à but non lucratif et reconnue « d’intérêt général ».

La Subtil Galerie va donc exister dans un premier temps sous la forme d’expositions temporaires, de principe d’activité, et d’une galerie virtuelle mise en ligne sur le site internet du Musée de l’Invisible qui va évoluer en fonction des activités et des expositions du Musée de l’Invisible.

Subtil Collection

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La Subtil Collection est un organe important du Musée de l’Invisible qui a une double vocation artistique et économique. D’abord artistique puisqu’il s’agit de rassembler un corpus ouvert, mobile et changeant d’œuvres qui, progressivement, vont révéler les contours d’un nouveau territoire. Celui de l’art et des dimensions Subtiles (vécus mythiques, métacognitions, phénomènes inexpliqués) qui recouvrent certains aspects cachés et méconnus du processus artistique.

La Subtil Collection se consacrant en priorité aux artistes et aux œuvres produites ou montrées, dans le cadre des expositions et des diverses activités du Musée de l’Invisible. D’autres apports correspondant au projet artistique et culturel du Musée de l’Invisible peuvent toutefois êtres abondés.

La Subtil Collection a également une dimension économique dans la mesure ou elle peut fonctionner comme une galerie associative comparable aux « Non profit organizations» (NPO). C’est-à dire que les revenus générés par ses activités (vente d’œuvres, conseil, expositions) sont exclusivement destinés à participer au financement des objectifs du Musée de l’Invisible et non à redistribuer des profits ou des dividendes à des tiers ou à d’autres structure. Le Musée de l’Invisible et la Subtil Collection étant régis par une association de type Loi 1901, à but non lucratif et reconnue « d’intérêt général ».

La Subtil Collection va donc exister dans un premier temps sous la forme d’expositions temporaires, de principe d’activité, et d’une galerie virtuelle mise en ligne sur le site internet du Musée de l’Invisible qui va évoluer en fonction des activités et des expositions du Musée de l’Invisible.

La Subtil Collection a été lancée à l’occasion de l’exposition De Mineralis, au Musée des Arts & Métiers à Paris, dans le cadre du hors-les-murs de la Yia Art Fair #5 en octobre 2015.

Test

Test pétition

 

Le Manifeste de l'Arbre

Le Manifeste de l Arbre

L’arbre est un agent essentiel à la vie sur Terre. Il fixe le carbone et joue un rôle majeur dans le cycle de l’air. Il constitue les écosystèmes des forêts et abrite la biodiversité. L’arbre est également un élément fondamental de la culture et de l’identité humaine. Des civilisations, des mythologies, des métiers et des économies entières se sont développées dans une relation intime à l’arbre.
Pourtant notre culture de l’arbre s’est considérablement détériorée. En partie du fait de nos modes de vie urbains qui policent désormais le monde rural et les campagnes. De même que les derniers territoires vierges de la planète, en menaçant de façon dramatique les forêts natives avec la déforestation galopante.

Dans l’histoire culturelle de l’humanité, l’arbre est passé du statut d’organisme vivant, d’alter ego ou d’allié de l’humain, à celui d’objet et de matière première que l’on exploite trop souvent de manière inconsidérée.

Toutefois, une culture durable de l’arbre n’a pas tout à fait disparu. Elle survit dans certaines sociétés et nombre de récits mythiques. Du sud au nord de la planète, ces récits et ces pratiques partagent un point commun : une culture active des mondes invisibles où l’arbre joue le rôle de médiateur et de pilier. D’axe du monde. Mais à l’image de l’arbre, ces cultures de l’invisible sont en danger car soumises à des périls d’ailleurs comparables, comme si curieusement leurs sorts étaient reliés.

Si l’arbre peut se passer de l’humain, l’humain ne pourra pas se passer de l’arbre. Ou alors au prix d’une détérioration considérable de ses conditions de vie. Sinon de sa propre disparition. C’est pourquoi le futur de notre espèce dépend déjà de la restauration et de l’entretien des équilibres auxquels l’arbre participe.

Malgré une prise de conscience croissante, les écologies politiques semblent vouées à l’échec. Même si la communauté internationale commence enfin à reconnaître que l’arbre est l’une des premières solutions au réchauffement climatique.

Encore faut-il inverser le mouvement inexorable de la déforestation. Et surtout replanter, restaurer, conserver. Alors que l’arbre est plus que jamais arraché, tronçonné, surexploité, pillé, annihilé. Que faire pour que cesse ce carnage ? Comment démultiplier les initiatives de reforestations ?

La solution n’est-elle pas avant tout culturelle ? Et ne faut-il pas replanter l’arbre qui est en nous ? C’est-à-dire travailler à l’émergence d’une nouvelle conscience et d’une nouvelle culture de l’arbre.

C’est l’objectif de l’Académie de l’Arbre du Musée de l’Invisible avec ce Manifeste de l’arbre. Et leurs actions (expositions, publications) destinées à favoriser tout ce qui peut établir une nouvelle conscience de l’arbre sur la base d’une approche expérimentale transdisciplinaire. Comme en opérant une jonction inédite entre nos cultures de l’arbre, telles qu’elles sont vécues en occident, et les cultures de l’Invisible. Pour revitaliser, réinventer et littéralement réenchanter une culture de l’arbre, du vivant et de l’environnement.

Une prise de conscience qui passe par la signature de ce manifeste lancé au Brésil pour la Biennale d’art contemporain de Salvador de Bahia 2014.

Le Manifeste de l’arbre est une proposition spécialement conçue pour la Biennale de Bahia 2014 par L’Académie de l’arbre, le premier département du Musée de l’Invisible créé par Pascal Pique, avec la sortie du livre Sociomytho-logies de l’arbre de Pierre Capelle et Michel Boccara, fin 2013 au Palais de Tokyo à Paris. L’Académie de l’Arbre est résolument tournée vers les artistes contemporains, sensibles aux diverses dimensions perceptives et visionnaires qui peuvent entrer en jeu au contact des arbres et qu’ils traduisent dans leurs œuvres.

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Presentation

The Musée de l’invisible is a new creative and research space dedicated to astral arts and cultures around the world. The project takes a particular interest in the incredible and the imperceptible, those little known and inexplicable realities that contribute to the artistic process.

Currently without permanent premises, the museum looks at other ways of experiencing and perceiving art. It is a mobile, cross-disciplinary project, which harks back to ancient traditions whilst remaining anchored in contemporary artistic, social, scientific, philosophical, and spiritual discourse.

The Musée de l’invisible is fundamentally trans-historic and cross-disciplinary. It should be seen as a laboratory celebrating the culture of the new millennium, in which the boundaries between different areas of human knowledge and realms of life are necessarily crossed and reconfigured.

With this in mind, it seems essential to revisit the question of the invisible. As a preferred medium for exploring this theme, contemporary art already plays a part in bringing this question to the fore. After all, has art not always been intimately linked to the many forms of the invisible?

Unaddressed for too long, the difficulty surrounding the invisible is even more pertinent in light of the latest discoveries on the limits of matter, space, and the mind. This is why the invisible in question here covers a spectrum that includes astrophysics and cognitive science, as well as phenomenology, ethno-psychology, metaphysics, and that science of the unexplained known as metapsychics.

We are therefore called upon to readdress the inextricable links between the visible and the invisible in art, even looking at our most mythical experiences, which contain traces and memories of this connection. The Musée de l’invisible lies at the crossroads between different investigatory fields; its aim is to open new spaces of reflexion, action, and knowledge that bring together the public, artists, and researchers.

The opening ventures at the Musée de l’invisible thus allow us to re-examine the relationship between art and the invisible, through experimental projects. These include the research seminar, L’humain débordé (Self Overflowing), with Université Paris I Panthéon-Sorbonne, or L’académie de l’arbre (Tree Academy), whose mission is to help create a new cultural approach to trees, the environment, and living things.2 And, of course, the Astralis exhibition also addresses the visionary techniques employed by artists, through the theme of astral projection.

A growing number of contemporary artists are working on this theme, contributing to a greater extent than we may previously have realised. The Musée de l’invisible responds to this phenomenon by seeking to create a path of understanding, acceptance, and mediation for this profound cultural renewal, whilst offering new perspectives on the different worlds and visions proposed.

Based on a development association created in December 2012, the Musée de l’invisible is an evolving project, which will initially be mobile and temporary (particularly the temporary exhibitions and events). The Musée de l’invisible is a recognised “public service” project, and therefore qualifies for state support and tax exemptions.

 

Pascal Pique, fondateur du Musée de l’Invisible

De Mineralis 1

De Mineralis

Pierres de vision

Lancement de l’Académinérale du Musée de l’Invisible

11 juin – 8 août 2015

vue DM IAC news

Dans le prolongement de Rêve Caverne, art contemporain et préhistoire, l’exposition De Mineralis, pierres de vision,  explore plus en avant la question du rapport entre l’humain et le minéral.

De tous temps, l’humanité et ses artistes entretiennent une relation particulière et privilégiée au monde  minéral. Bien avant l’art des grottes les premières industries lithiques semblent déjà installer une relation intime avec l’esprit de la matière qui va se préciser sur les parois des cavernes ornées paléolithique.

Une meilleure compréhension de pans entiers de l’histoire de l’art, de la préhistoire à l’art moderne et contemporain, passe par une lecture transhistorique du statut de la pierre et des minéraux dans la création artistique. Depuis le rôle du silex ou de la paroi des grottes, jusqu’à celui des profondeurs terrestres, des cristaux et des énergies du monde minéral. Sans omettre la pierre philosophale des alchimistes dès le Moyen-Age des cathédrales avec ses arrières plans cosmologiques. Alors qu’aujourd’hui, le monde minéral fait un retour remarqué dans la création contemporaine depuis entre autres signaux, la présentation de la fameuse collection des agates de Roger Caillois à la dernière Biennale de Venise.

Afin de mieux comprendre ces réalités qui ne sont pas que d’ordre symbolique, l’exposition s’intéresse à l’une des particularités de la relation que les artistes entretiennent au minéral : quand la pierre intervient dans leur économie visionnaire. Ce qui est manifeste dans l’art des grottes l’est également dans le travail de nombreux artistes contemporains.

De Mineralis veut explorer et exposer ces étranges et ineffables continuités. A cet effet une vingtaine d’artistes, dont certains issus de Rêve Caverne, sont invités à traduire leur relation à la pierre et au minéral comme générateur de vision.

201205031355L’exposition se déploie dans les deux premières salles de l’IAC et les espaces attenants (verrière, cours, caves souterraines). Dans la suite de l’exposition Rêve Caverne, la première salle aborde la grotte et le rocher du point de vue « animiste », quand la matière est dotée d’une vie propre avec laquelle l’artiste entre en dialogue. La seconde salle propose d’expérimenter les capacités visionnaires qui peuvent se développer au contact de certains minéraux auxquels une large place est d’ailleurs faite dans toute l’exposition. Cette seconde partie est également dédiée à la célèbre visionnaire médiévale Hildegarde de Bingen et à son ouvrage récemment redécouvert sur la naissance et les vertus des pierres. En échos à l’art des grottes, les interventions pariétales directement sur les murs de l’IAC seront privilégiées.

L’exposition De Mineralis sera l’occasion d’inaugurer l’Académinérale du Musée de l’Invisible, en faisant intervenir aux côtés des artistes des spécialistes de savoirs liés aux pierres comme la lithothérapie. Ils seront réunis à l’occasion d’une journée d‘étude, d’ateliers et de performances pour la première session de l’Académinérale.

Liste des artistes pressentis : Marina Abramowic, Art Orienté Objet, Halldor Asgeirsson, Basserode, Cécile Beau, Jimmie Durham, Aurélie Dubois, Myriam Mechita, Tunga, Paul-Armand Gette, Jean-Luc Favero, Elsa sahal, Lionel Sabatté, Sofia Borges, Céline Cléron, Jean-Jacques Rullier, Frans Krajcberg,  Vladimir Skoda, Charley Case, Katinka Bock, Camille Renardh (performance), Tunga, Michel Blazy, …

Commissariat : Pascal Pique, le Musée de l’Invisible

 

Présentation de l’Académinérale :

L’Académinérale est l’un des premiers départements du Musée de l’Invisible. Elle fait suite à l’Académie de l’arbre et à son manifeste qui proposent de revisiter notre conception du monde végétal. L’Académinérale a pour vocation de promouvoir les travaux artistiques, scientifiques, philosophiques ou autres qui expérimentent de nouvelles perspectives sur le monde minéral. Il s’agit d’un projet de création et de recherche, dont les travaux seront restitués au public sous la forme d’expositions ou d’autres manifestations (conférences, séminaires, ateliers, publications).

L’évolution actuelle de notre rapport au minéral participe d’une réévaluation de toute l’échelle du vivant et de ses contributeurs à laquelle notre culture travaille en redéfinissant par exemple le statut de l’animal et du végétal. Les découvertes récentes effectuées par les sondes spatiales sur des météorites ou des comètes et les rapports supposés entre une origine extra-terrestre du vivant et le minéral participent du regain d’intérêt pour la biominéralogie. C’est à cette vaste entreprise qui doit nous permettre de réinventer notre culture de la nature, de la biodiversité et de l’environnement, que le Musée de l’Invisible entend participer. C’est pourquoi le projet de l’Académinérale à une dimension transculturelle et transdisciplinaire. Notamment quand il fait appel à l’anthropologie et aux cultures de l’Invisible qui envisagent ce règne comme un monde vivant et actif.

Rêve Caverne

revecaverne

art contemporain et préhistoire

EXPOSITION DU 10 AVRIL AU 7 JUIN 2015
Au Château-musée de Tournon-sur-Rhône (Ardèche)
Vernissage : jeudi 9 avril 2015 à 19h
Visite de presse : jeudi 9 avril 2015 à 17h
UNE PROPOSITION EX SITU DE L’INSTITUT D’ART CONTEMPORAIN, VILLEURBANNE /RHÔNE -ALPES

COMMISSAIRE : PASCAL PIQUE, LE MUSÉE DE L’INVISIBLE

MAGDALENA ABAKANOWICZ – ART ORIENTE OBJET – DAVID ALTMEJD – MIQUEL BARCELO – BASSERODE – BERDAGUER & PEJUS – SOFIA BORGES – CHARLEY CASE – JEAN DAVIOT – MARC DESGRANDCHAMPS – CAROLE DOUILLARD – SOPHIE DUBOSC – JIMMIE DURHAM – JEAN-LUC FAVERO – PAUL-ARMAND GETTE – DELPHINE GIGOUX-MARTIN – RAMON GUILLEN-BALMES – ERIC HURTADO – THOMAS ISRAEL – ON KAWARA – DOMINIQUE LACOSTE – JACK MADAGARLGARL – CHIARA MULAS – MATT MULLICAN – STEPHANIE NAVA – SERGE PEY – GUILLAUME PINARD – LIONEL SABATTÉ – TUNGA

Avec la collaboration de Yanik Le Guillou, préhistorien, archéologue

En écho à l’ouverture de la Caverne Chauvet-Pont d’Arc, l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne présente une exposition au Château-musée de Tournon-sur-Rhône. L’IAC a également invité Pascal Pique, historien de l’art, curateur et fondateur du Musée de l’Invisible, dont l’expérience entre artistes et grottes (DreamTime, grottes art contemporain et transhistoire  de 2009 à 2011) reste à ce jour inédite, à concevoir une exposition.

Le 10 avril 2015 sera inaugurée la plus grande réplique de grotte ornée au monde, la Caverne du Pont d’Arc. Au cœur de l’Ardèche, la Caverne du Pont d’Arc restitue le plus ancien chef-d’œuvre de l’humanité : un extraordinaire ensemble de peintures, dessins et gravures, datés à – 36 000 ans. L’UNESCO, en inscrivant la Grotte Chauvet-Pont d’Arc au Patrimoine mondial de l’Humanité en juin 2014, a reconnu sa dimension universelle.

Rêve Caverne réuni une trentaine d’artistes d’envergure internationale sont dans une exposition qui propose de reconsidérer le rapport entre art de la préhistoire et art actuel, en soulignant de possibles continuités et proximités. Comme si les artistes de la préhistoire avaient passé leur flambeau à certains de nos contemporains. Comme si un continuum spatio-temporel les réunissait aujourd’hui.

L’exposition rassemble deux collections, celles de l’IAC Rhône-Alpes et des Abattoirs/FRAC Midi-Pyrénées. Ainsi que des créations originales consacrées à la grotte Chauvet Pont d’Arc. Cette exposition s’inscrit dans le cadre du projet d’expérimentation que l’IAC mène avec sa Collection sur la question de transhistoricité. Celle-ci, présentée tous les deux ans sur le territoire rhônalpin permet de dialoguer avec d’autres collections et des architectures patrimoniales.

Exposition inscrite dans le cadre du Grand Projet Rhône-Alpes (GPRA).

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Outres mondes, gestes réparateurs et quêtes de vision

« L’art de la préhistoire nous regarde. Il interroge notre humanité la plus profonde. Mais comment le décrypter et l’entendre à nouveau ? Scientifiques, préhistoriens et philosophes traitent de ces questions. Les artistes contemporains ont également un rôle important à jouer dans la redécouverte de l’art de leurs antécesseurs.

Tel est le propos et le pari de l’exposition Rêve Caverne. Une aventure transhistorique et transculturelle inédite, où artistes et visiteurs sont conviés à revisiter l’art des grottes et ses fascinants mystères, avec une exposition immersive qui se déploie selon une double trajectoire à travers les salles du château médiéval de Tournon-sur – Rhône.

Un premier parcours est conçu à partir d’œuvres existantes* qui revisitent des dimensions profondes de l’art dans les espaces d’exposition temporaires du château. Il est consacré aux notions d’outre-monde ou de surnature, de geste réparateur, de rituel et de quête de vision. Mais également d’archéologie et de rapport aux cultures de l’Invisible. Ce trajet est l’occasion de réveiller tout un bestiaire qui questionne autant nos rapports aux vécus mythiques, à l’histoire, qu’à notre environnement naturel. Notamment à travers les figures de l’ours, du cerf ou des anges…

La seconde trajectoire présente un ensemble d’œuvres directement inspirées par la grotte Chauvet-Pont d’Arc. Ici, les artistes ont été conviés à se projeter dans la caverne et dans l’œuvre de leurs ancêtres. Il s’agit d’études ou de premières esquisses pour des créations à venir faisant plus directement écho au site et aux « artistes » de la découverte ardéchoise. Cet ensemble préfigure un programme de création et de recherche inédit.

Ce parcours est introduit par un hommage tout particulier à l’artiste On Kawara à travers ses œuvres issues de la collection IAC, réunies ici dans une sorte de cabinet. D’origine japonaise, disparu en 2014 à New York, On Kawara a marqué l’histoire de l’art occidental post-Hiroshima. Ayant visité la Grotte Chauvet-Pont d’Arc peu après sa découverte (et sa rétrospective en 1996 à l’IAC), il envisageait de lui rendre un hommage à sa mesure évoqué ici à travers l’œuvre sonore, One Million Year.

Rêve Caverne donne aussi une large place à l’art de la préhistoire à travers des documents originaux ou d’autres résurgences qui dialoguent avec les créations contemporaines tout au long d’une exposition véritablement expérimentale. Notamment du point de vue art & science. En particulier grâce à la collaboration scientifique et aux apports du préhistorien archéologue Yanik Le Guillou, qui a participé aux premières équipes de recherches et a découvert la fameuse Vénus au pilier.

Une attention particulière est d’ailleurs portée à l’esprit de cette représentation, de cette Vénus à qui l’exposition est dédiée. À la manière peut-être d’un rituel de quête de vision tels que les célébraient semble-t-il nos ancêtres en allant œuvrer et chercher l’image au plus profond du rocher et de la Terre-Mère. Comme si étrangement, cet art était toujours actif aujourd’hui. »

Pascal Pique, Le musée de l’invisible

*Plusieurs œuvres proviennent des expositions DreamTime, art contemporain et transhistoire ou Boomerang qui entre 2008 et 2011 ont inauguré un processus inédit de création au contact de la préhistoire à partir des grottes de Pech-Merle et du Mas d’Azil (en partenariat avec les résidences d’artistes Caza d’Oro), qui se poursuit aujourd’hui avec la grotte Chauvet-Pont d’Arc.

INFORMATIONS PRATIQUES

EXPOSITION DU 10 AVRIL AU 7 JUIN 2015 Au Château-musée de Tournon-sur-Rhône (Ardèche)
Vernissage : jeudi 9 avril 2015 à 19h
Visite de presse : jeudi 9 avril 2015 à 17h

Château-musée de Tournon-sur-Rhône, 14, place Auguste Faure, 07300 Tournon-sur-Rhône
Tél. +33 (o)4 75 08 10 30, www.chateaumusee-tournon.com
Ouvert tous les jours de 14h à 18h

Contacts  presse
IAC / Carine Faucher-Barbier
c.faucher@i-ac.eu / Tél. +33 (0)4 78 03 47 72
CHÂTEAU-MUSÉE DE TOURNON / Aurélie Laruelle
patrimoine@ville-tournon.com / Tél. + 33(0)4 75 30 62 59
La Caverneaverne du Pont-d’Arc / Sébastien Gayet
sgayet@lagrotte.fr / Tél. + 33 (0)4 75 29 73 02

Avec la contribution graphique de Charley Case et de Diego Gugileri

Téléchargez le communiqué de presse de l’IAC

 

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Signez le Manifeste de l’arbre

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Le Manifeste de l’arbre a été lancé au Brésil le 4 août 2014 dans le cadre de la Biennale de Salvador de Bahia. Puis à Sao Paulo avec une première exposition réunissant six artistes contemporains. Cette initiative est proposée par l’Académie de l’arbre, le premier département du Musée de l’Invisible, qui a été inaugurée en novembre 2013 à Paris avec le lancement du livre « Sociomytho-logies de l’arbre » au Palais de Tokyo.

L’Académie et le Manifeste de l’arbre ont pour objectif de favoriser tout ce qui peut établir une nouvelle conscience de l’arbre et de la forêt à partir d’une approche expérimentale transdisciplinaire et transculturelle inédite. Le projet étant d’inventer de nouvelles continuités entre les approches scientifiques ou technologiques, les savoirs immémoriaux plus particulièrement liés aux cultures de l’Invisible, et les propositions artistiques les plus contemporaines.

A l’heure où l’arbre apparait comme l’une des premières solutions pour contrer les effets du réchauffement climatique, le Musée de l’Invisible propose de contribuer à l’émergence d’une nouvelle culture de l’arbre en opérant une jonction inédite entre les vécus mythiques de l’arbre, la création et la recherche contemporaine.

Avec ce Manifeste, le Musée de l’Invisible développe un projet d’exposition itinérante intitulée « L’arbre visionnaire » appelé à se développer à partir de 2015. Cette exposition évoluera en fonction des contextes, à partir de propositions spécifiques d’artistes contemporains pour l’extérieur et pour l’intérieur, d’œuvres d’autres horizons, de textes ou de toutes autres formes de contributions, ainsi que des ateliers participatifs d’éveil à l’arbre destinés à tous publics.

Le public, artistes, penseurs, scientifiques, sont invités à apporter leur contribution au Manifeste de l’arbre sous la forme d’une signature ou de tout apport, œuvres d’art, créations graphiques, images, textes etc.


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Signez le Manifeste de l’Arbre

L’arbre est un agent essentiel à la vie sur Terre. Il fixe le carbone et joue un rôle majeur dans le cycle de l’air. Il constitue les écosystèmes des forêts et abrite la biodiversité. L’arbre est également un élément fondamental de la culture et de l’identité humaine. Des civilisations, des mythologies, des métiers et des économies entières se sont développées dans une relation intime à l’arbre.

Pourtant notre culture de l’arbre s’est considérablement détériorée. En partie du fait de nos modes de vie urbains qui policent désormais le monde rural et les campagnes. De même que les derniers territoires vierges de la planète, en menaçant de façon dramatique les forêts natives avec la déforestation galopante.

Dans l’histoire culturelle de l’humanité, l’arbre est passé du statut d’organisme vivant, d’alter ego ou d’allié de l’humain, à celui d’objet et de matière première que l’on exploite trop souvent de manière inconsidérée.

Toutefois, une culture durable de l’arbre n’a pas tout à fait disparu. Elle survit dans certaines sociétés et nombre de récits mythiques. Du sud au nord de la planète, ces récits et ces pratiques partagent un point commun : une culture active des mondes invisibles où l’arbre joue le rôle de médiateur et de pilier. D’axe du monde. Mais à l’image de l’arbre, ces cultures de l’invisible sont en danger car soumises à des périls d’ailleurs comparables, comme si curieusement leurs sorts étaient reliés.

Si l’arbre peut se passer de l’humain, l’humain ne pourra pas se passer de l’arbre. Ou alors au prix d’une détérioration considérable de ses conditions de vie. Sinon de sa propre disparition. C’est pourquoi le futur de notre espèce dépend déjà de la restauration et de l’entretien des équilibres auxquels l’arbre participe.

Malgré une prise de conscience croissante, les écologies politiques semblent vouées à l’échec. Même si la communauté internationale commence enfin à reconnaître que l’arbre est l’une des premières solutions au réchauffement climatique.

Encore faut-il inverser le mouvement inexorable de la déforestation. Et surtout replanter, restaurer, conserver. Alors que l’arbre est plus que jamais arraché, tronçonné, surexploité, pillé, annihilé. Que faire pour que cesse ce carnage ? Comment démultiplier les initiatives de reforestations ?

La solution n’est-elle pas avant tout culturelle ? Et ne faut-il pas replanter l’arbre qui est en nous ? C’est-à-dire travailler à l’émergence d’une nouvelle conscience et d’une nouvelle culture de l’arbre.

C’est l’objectif de l’Académie de l’Arbre du Musée de l’Invisible avec ce Manifeste de l’arbre. Et leurs actions (expositions, publications) destinées à favoriser tout ce qui peut établir une nouvelle conscience de l’arbre sur la base d’une approche expérimentale transdisciplinaire. Comme en opérant une jonction inédite entre nos cultures de l’arbre, telles qu’elles sont vécues en occident, et les cultures de l’Invisible. Pour revitaliser, réinventer et littéralement réenchanter une culture de l’arbre, du vivant et de l’environnement.

Une prise de conscience qui passe par la signature de ce manifeste lancé au Brésil pour la Biennale d’art contemporain de Salvador de Bahia 2014.

Le Manifeste de l'Arbre

Le Manifeste de l Arbre

L’arbre est un agent essentiel à la vie sur Terre. Il fixe le carbone et joue un rôle majeur dans le cycle de l’air. Il constitue les écosystèmes des forêts et abrite la biodiversité. L’arbre est également un élément fondamental de la culture et de l’identité humaine. Des civilisations, des mythologies, des métiers et des économies entières se sont développées dans une relation intime à l’arbre.
Pourtant notre culture de l’arbre s’est considérablement détériorée. En partie du fait de nos modes de vie urbains qui policent désormais le monde rural et les campagnes. De même que les derniers territoires vierges de la planète, en menaçant de façon dramatique les forêts natives avec la déforestation galopante.

Dans l’histoire culturelle de l’humanité, l’arbre est passé du statut d’organisme vivant, d’alter ego ou d’allié de l’humain, à celui d’objet et de matière première que l’on exploite trop souvent de manière inconsidérée.

Toutefois, une culture durable de l’arbre n’a pas tout à fait disparu. Elle survit dans certaines sociétés et nombre de récits mythiques. Du sud au nord de la planète, ces récits et ces pratiques partagent un point commun : une culture active des mondes invisibles où l’arbre joue le rôle de médiateur et de pilier. D’axe du monde. Mais à l’image de l’arbre, ces cultures de l’invisible sont en danger car soumises à des périls d’ailleurs comparables, comme si curieusement leurs sorts étaient reliés.

Si l’arbre peut se passer de l’humain, l’humain ne pourra pas se passer de l’arbre. Ou alors au prix d’une détérioration considérable de ses conditions de vie. Sinon de sa propre disparition. C’est pourquoi le futur de notre espèce dépend déjà de la restauration et de l’entretien des équilibres auxquels l’arbre participe.

Malgré une prise de conscience croissante, les écologies politiques semblent vouées à l’échec. Même si la communauté internationale commence enfin à reconnaître que l’arbre est l’une des premières solutions au réchauffement climatique.

Encore faut-il inverser le mouvement inexorable de la déforestation. Et surtout replanter, restaurer, conserver. Alors que l’arbre est plus que jamais arraché, tronçonné, surexploité, pillé, annihilé. Que faire pour que cesse ce carnage ? Comment démultiplier les initiatives de reforestations ?

La solution n’est-elle pas avant tout culturelle ? Et ne faut-il pas replanter l’arbre qui est en nous ? C’est-à-dire travailler à l’émergence d’une nouvelle conscience et d’une nouvelle culture de l’arbre.

C’est l’objectif de l’Académie de l’Arbre du Musée de l’Invisible avec ce Manifeste de l’arbre. Et leurs actions (expositions, publications) destinées à favoriser tout ce qui peut établir une nouvelle conscience de l’arbre sur la base d’une approche expérimentale transdisciplinaire. Comme en opérant une jonction inédite entre nos cultures de l’arbre, telles qu’elles sont vécues en occident, et les cultures de l’Invisible. Pour revitaliser, réinventer et littéralement réenchanter une culture de l’arbre, du vivant et de l’environnement.

Une prise de conscience qui passe par la signature de ce manifeste lancé au Brésil pour la Biennale d’art contemporain de Salvador de Bahia 2014.

Le Manifeste de l’arbre est une proposition spécialement conçue pour la Biennale de Bahia 2014 par L’Académie de l’arbre, le premier département du Musée de l’Invisible créé par Pascal Pique, avec la sortie du livre Sociomytho-logies de l’arbre de Pierre Capelle et Michel Boccara, fin 2013 au Palais de Tokyo à Paris. L’Académie de l’Arbre est résolument tournée vers les artistes contemporains, sensibles aux diverses dimensions perceptives et visionnaires qui peuvent entrer en jeu au contact des arbres et qu’ils traduisent dans leurs œuvres.

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Le Manifeste de l’arbre est une proposition spécialement conçue pour la Biennale de Bahia 2014 par L’Académie de l’arbre, le premier département du Musée de l’Invisible créé par Pascal Pique, avec la sortie du livre Sociomytho-logies de l’arbre de Pierre Capelle et Michel Boccara, fin 2013 au Palais de Tokyo à Paris. L’Académie de l’Arbre est résolument tournée vers les artistes contemporains, sensibles aux diverses dimensions perceptives et visionnaires qui peuvent entrer en jeu au contact des arbres et qu’ils traduisent dans leurs œuvres.

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Le Manifeste de l’Arbre à Genève

Pour une nouvelle vision de l’arbre en contexte urbain

7 mai – 19 juin 2015

Cécile Beau - Manifeste de l'arbre

A l’heure où l’arbre apparait enfin comme l’une des premières solutions contre les effets du réchauffement climatique, le Manifeste de l’arbre a pour objectif de favoriser une nouvelle conscience de l’arbre et de la forêt. Ce projet transdisciplinaire est résolument tourné vers les artistes contemporains, sensibles aux diverses dimensions perceptives et visionnaires que les arbres peuvent favoriser.

Le manifeste de l’arbre a été lancé au Brésil dans le cadre de la Biennale d’art contemporain de Salvador de Bahia en août 2014. Il a donné lieu à deux premières expositions à Sao Paulo puis à Paris au Musée National des Arts & Métiers. Cette troisième étape à Genève répond au contexte urbain de Plainpalais en proposant une autre vision de l’arbre dans la ville.

Conçue spécialement pour le Kiosque de l’espace d’art contemporain Zabriskie Point, et à l’invitation de son collectif d’artistes, cette présentation associe des sculptures-projets à deux installations. A l’intérieur du petit édifice, Cécile Beau fait pousser des racines depuis le plafond comme sil elle redonnait toute sa place à un arbre fantôme de l’ancien paysage de Plainpalais. Alors qu’à l’extérieur, Vidya Gastaldon donne des yeux aux arbres pour mieux revoir notre perception du monde végétal.

L’ensemble des sculptures proposées sous les racines renvoie à différentes dimensions de l’arbre. Celle du mythe avec Myriam Mechita ou  Basserode  et ses hybrides hommes-arbres qui ravivent nos anciennes cultures empreintes d’animisme et de magie protectrice.

L’arbre reste éminemment fragile. Notamment face à nos comportements modernes. Le protéger revient à nous protéger nous-même. Car ne l’oublions pas, ce n’est pas l’arbre qui a besoin de l’humain, mais bien l’inverse. C’est ce qu’évoquent les œuvres de Michel Blazy et de Lionel Sabatté qui redéployent et célèbrent la biodiversité végétale alors que Teruhisa Suzuki et Berdaguer & Péjus proposent des gestes qui engagent à une meilleure prise de conscience environnementale à partir des arbres.

Autre élément de l’exposition, le texte du Manifeste est quant à lui exposé sur les vitrines du kiosque. Le manifeste pourra être signé par le public lors de permanences ouvertes le weekend end, de même que sur un site internet inauguré à cette occasion.

A travers ces artistes et leurs œuvres, l’arbre redevient un être vivant à part entière. Il n’est plus seulement un objet d’aménagement, de décoration ou de rapport. Il apparaît également comme une forme d’intelligence non humaine, presque une conscience, qui peut nous aider à redéfinir notre place dans la nature et dans l’univers.

L’identification arbre-humain est importante. Car l’enjeu ici est bien de faire repousser l’arbre qui est en nous. C’est peut-être le meilleur moyen pour éviter de les maltraiter et de les couper. Notamment en ville où l’arbre devient une source de problème (voirie, propreté) et une sorte de gêneur à abattre. Mais le problème n’est pas technique, il est avant tout culturel. C’est pourquoi l’exposition et le Manifeste de l’arbre veulent participer à une meilleure conscientisation des vécus et des problématiques liées aux arbres.

L’ensemble de ces propositions participent d’un projet d’exposition plus large intitulé « L’arbre visionnaire » appelé à se développer à partir de 2015 dans différents contextes, où comme ici, publics, artistes, penseurs, scientifiques, sont invités à apporter leur contribution au Manifeste de l’arbre sous la forme d’une signature ou de tout apport, œuvres d’art, créations graphiques, images, textes etc. Pour préparer une manifestation itinérante qui sera proposée dans le prolongement de la conférence du climat à Paris.

L’Académie de l’arbre est le premier département du Musée de l’Invisible qui a été inauguré en novembre 2013 à Paris avec le lancement du livre « Sociomytho-logies de l’arbrev»*. Le Musée de l’Invisible étant une nouvelle instance de création et de recherche transdisciplinaire, dédiée aux relations entre l’art et les multiples formes de l’invisible : esthétiques, mythiques, mais aussi scientifiques et parascientifiques.

 

Liste des artistes pressentis : Basserode, Cécile Beau, Berdaguer & Péjus, Michel Blazy, Vidya Gastaldon, Lionel sabatté, Teruhisa Suzuki, Myriam Mechita, José Le Piez…

Commissariat : Pascal Pique, Le Musée de l’Invisible.

 

* « Sociomytho-logies de l’arbre, voyage entre ciel et terre », Pierre Capelle & Michel Boccara, avec un essai de Pascal Pique, Editions Le Temps Présent, 2013.

Vidéos

Exposition Un autre monde ///dans notre monde///
Galerie du jour agnès b.
Paris / 2 juin – 16 juillet 2016

Exposition Rêve caverne
Château musée Tournon sur Rhône / IAC Villeurbanne
10 avril – 7 juin 2015

Conférences

 

 Conférences, workshops

. Institut de Métapsychique International, Paris, Art et médiumnités, juillet 2019
. FRAC Paca, Marseille, Art contemporain et Alchimie, mai 2019
. Musée d’Art Moderne et Contemporain de Starsbourg, L’arbre Visionnaire, conférence + atelier, avril 2019
. Scène Nationale Le carré, Château-Gonthier, festival Circonférence :
La conférence des arbres, mars 2019
. La Panacée, Centre d’art contemporain, Montpellier,
mai 2018
. Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, mars, 2018
. Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier Méditerranée, janvier 2017
. La Panacée, Centre d’art contemporain, Montpellier, novembre 2016
. Institut d’Art Contemporain Villeurbanne Rhône-Alpe, novembre 2016
. Ecole Nationale Supérieure d’Art de Limoges, octobre 2016
. Maison de la Poésie, Paris, séminaire Art & médiumnités, juin 2016
. Ecole Supérieure d’Art et de Design de Toulon Méditerranée, novembre 2015
. Ecole Supérieure d’Arts Visuels de Genève, novembre 2015
. Ecole Supérieure d’Art et de Design de Toulon Méditerranée, novembre 2014
. Biennale de Salvador de Bahia, Brésil, le manifeste de l’arbre, août 2014
. Espace culturel Louis Vuitton, Paris, séminaire L’humain débordé, mars 2014
. Palais de Tokyo, Paris, Socio-mythologies de l’arbre, Palais de Tokyo, Paris, novembre 2013
. Palais de Tokyo, Paris, L’humain débordé, séminaire Incorporations, juin2013

 

Présentation

Présentation

Le Musée de l’Invisible est une nouvelle instance de création et de recherche dédiée aux œuvres et aux cultures de l’Invisible à travers le monde. Ce projet s’intéresse également à l’inouï et à l’imperceptible, c’est-à-dire aux réalités méconnues, inexpliquées qui interviennent dans le processus artistique.

Pour l’heure sans murs, ce Musée veut se consacrer à d’autres manières de vivre et de percevoir l’art. Il s’agit d’un projet mobile, transversal, qui renoue avec un continuum immémorial, tout en s’enracinant dans les problématiques artistiques, sociétales, scientifiques, philosophiques et spirituelles les plus contemporaines.

Foncièrement transhistorique et transdisciplinaire le Musée de l’Invisible est à voir comme un laboratoire de la culture du nouveau millénaire où les frontières entre les différents savoirs humains et les règnes du vivant, seront nécessairement transcendées et reconfigurées.

Face à cet horizon, la réouverture de la question de l’Invisible apparaît comme une nécessité, à laquelle participe déjà la création contemporaine qui en est l’un des champs d’expérimentation privilégié. Depuis ses origines, l’art ne reste t-il pas intimement lié aux multiples formes de l’Invisible ?

Laissée en jachère depuis trop longtemps, la problématique de l’Invisible se pose de manière plus sensible encore au gré des découvertes les plus récentes sur les confins de la matière, de l’espace, ou de l’esprit. C’est pourquoi l’Invisible dont nous parlons, couvre un spectre assez large qui va de l’astrophysique, aux sciences cognitives, en passant par la phénoménologie, l’ethnopsychologie la métaphysique, ou la métapsychique qui est l’étude de l’inexpliqué.

Ce qui nous engage à revoir comment à travers l’art, les différents régimes du visible et de l’invisible sont indissociablement liés. Jusque dans nos vécus mythiques les plus profonds, qui en révèlent l’empreinte et les mémoires. C’est à la croisée de ces champs d’investigation que se positionne le Musée de l’Invisible dont l’objectif est d’ouvrir de nouveaux espaces de réflexion, d’action et de connaissance réunissant le public, les artistes et les chercheurs.

C’est pourquoi les premières manifestations du Musée de l’Invisible dès 2014 ont été l’occasion de revisiter ce qui se joue entre art et Invisible à partir de projets expérimentaux. Tels le séminaire de recherche L’humain débordé, mis en place avec L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ou l’Académie et le Manifeste de l’Arbre dont la mission est de participer à l’émergence d’une nouvelle culture de l’arbre, de l’environnement et du vivant.
Ou encore l’exposition Astralis, à l’espace Culturel Louis Vuitton à Paris, qui à travers le motif du voyage astral, s’intéresse aux régimes visionnaires vécus par les artistes.

Une programmation qui se poursuit en 2015 avec l’exposition Rêve caverne art contemporain et préhistoire présentée au Château Musée de Tournon-sur-Rhône à l’occasion de l’inauguration de la Caverne Chauvet-Pont d’Arc. Avant le Manifeste de l’arbre à Genêve ou la préfiguration de l’Académinérale du Musée de l’Invisible avec l’exposition De Mineralis à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne.

Cette programmation réunie un nombre croissant de créateurs contemporains qui travaillent dans ces directions, sans que nous ayons peut-être pris toute la mesure de leur apport. Le Musée de l’Invisible répond à cette réalité en proposant une démarche de compréhension, de réception et de médiation de ce profond renouveau culturel. Tout en ouvrant de nouvelles perspectives sur les mondes et les visions qui nous sont offertes.

Pascal Pique, fondateur du Musée de l’Invisible

 

pj4 InaugurationInauguration de l’Académie de l’Arbre, premier département du Musée de l’invisible, au Palais de Tokyo à Paris le 13 novembre 2013,
avec Pierre Capelle, Michel Boccara et Jean-Michel Grandsire pour le lancement du livre «Sociomytho-logies de l’arbre » aux Editions du temps Présent.

 

pj 5 AstralisDavid Altmejd, Exposition Astralis, Espace Culturel Louis Vuitton, du 7 février au 11 mai 2014, Paris

 

pj 6 Bahia - copieLancement du Manifeste de l’arbre, Biennale de Salvador des Bahia, Brésil, août 2014. Séance d’éveil à l’arbre
avec Pierre Capelle (photo Myriam Mihindou)

 

PJ4-2MB Salle 1Participation de Michel Blazy à l’exposition inaugurale du Manifeste de l’arbre dans le cadre de Feito por Brasileiros,
ancien hôpital Matarazzo, Sao Paulo, Brésil, septembre 2014.

 

pj 8 Paris CNAMPremière exposition du Manifeste de l’arbre à Paris, Centre National des Arts & Métiers, YIA artfair, octobre 2014.
Œuvres de Basserode, Lionel Sabatté, Myriam Mihindou, Maylis Turtaut, Cécile Beau et Jacques Vieille.

 

PJ9 FavéroRêve caverne, exposition conçue à l’occasion de l’ouverture de la Caverne Chauvet-Pont d’Arc à l’invitation
de l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, Château Musée de Tournon-sur-Rhône, 9 avril – 11 juin 2015. Œuvre de Jean-Luc Favéro.

 

 

 

Flag_of_the_United_Kingdom.svg  English version

 

The Musée de l’invisible is a new creative and research space dedicated to astral arts and cultures around the world. The project takes a particular interest in the incredible and the imperceptible, those little known and inexplicable realities that contribute to the artistic process.

Currently without permanent premises, the museum looks at other ways of experiencing and perceiving art. It is a mobile, cross-disciplinary project, which harks back to ancient traditions whilst remaining anchored in contemporary artistic, social, scientific, philosophical, and spiritual discourse.

The Musée de l’invisible is fundamentally trans-historic and cross-disciplinary. It should be seen as a laboratory celebrating the culture of the new millennium, in which the boundaries between different areas of human knowledge and realms of life are necessarily crossed and reconfigured.

With this in mind, it seems essential to revisit the question of the invisible. As a preferred medium for exploring this theme, contemporary art already plays a part in bringing this question to the fore. After all, has art not always been intimately linked to the many forms of the invisible?

Unaddressed for too long, the difficulty surrounding the invisible is even more pertinent in light of the latest discoveries on the limits of matter, space, and the mind. This is why the invisible in question here covers a spectrum that includes astrophysics and cognitive science, as well as phenomenology, ethno-psychology, metaphysics, and that science of the unexplained known as metapsychics.

We are therefore called upon to readdress the inextricable links between the visible and the invisible in art, even looking at our most mythical experiences, which contain traces and memories of this connection. The Musée de l’invisible lies at the crossroads between different investigatory fields; its aim is to open new spaces of reflexion, action, and knowledge that bring together the public, artists, and researchers.

The opening ventures at the Musée de l’invisible thus allow us to re-examine the relationship between art and the invisible, through experimental projects. These include the research seminar, L’humain débordé (Self Overflowing), with Université Paris I Panthéon-Sorbonne, or L’académie de l’arbre (Tree Academy), whose mission is to help create a new cultural approach to trees, the environment, and living things.2 And, of course, the Astralis exhibition also addresses the visionary techniques employed by artists, through the theme of astral projection.

A growing number of contemporary artists are working on this theme, contributing to a greater extent than we may previously have realised. The Musée de l’invisible responds to this phenomenon by seeking to create a path of understanding, acceptance, and mediation for this profound cultural renewal, whilst offering new perspectives on the different worlds and visions proposed.

Based on a development association created in December 2012, the Musée de l’invisible is an evolving project, which will initially be mobile and temporary (particularly the temporary exhibitions and events). The Musée de l’invisible is a recognised “public service” project, and therefore qualifies for state support and tax exemptions.

 

Pascal Pique, fondateur du Musée de l’Invisible

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