Présentation

Présentation

Le Musée de l’Invisible est une nouvelle instance de création et de recherche dédiée aux œuvres et aux cultures de l’Invisible à travers le monde. Ce projet s’intéresse également à l’inouï et à l’imperceptible, c’est-à-dire aux réalités méconnues, inexpliquées qui interviennent dans le processus artistique.

Pour l’heure sans murs, ce Musée veut se consacrer à d’autres manières de vivre et de percevoir l’art. Il s’agit d’un projet mobile, transversal, qui renoue avec un continuum immémorial, tout en s’enracinant dans les problématiques artistiques, sociétales, scientifiques, philosophiques et spirituelles les plus contemporaines.

Foncièrement transhistorique et transdisciplinaire le Musée de l’Invisible est à voir comme un laboratoire de la culture du nouveau millénaire où les frontières entre les différents savoirs humains et les règnes du vivant, seront nécessairement transcendées et reconfigurées.

Face à cet horizon, la réouverture de la question de l’Invisible apparaît comme une nécessité, à laquelle participe déjà la création contemporaine qui en est l’un des champs d’expérimentation privilégié. Depuis ses origines, l’art ne reste t-il pas intimement lié aux multiples formes de l’Invisible ?

Laissée en jachère depuis trop longtemps, la problématique de l’Invisible se pose de manière plus sensible encore au gré des découvertes les plus récentes sur les confins de la matière, de l’espace, ou de l’esprit. C’est pourquoi l’Invisible dont nous parlons, couvre un spectre assez large qui va de l’astrophysique, aux sciences cognitives, en passant par la phénoménologie, l’ethnopsychologie la métaphysique, ou la métapsychique qui est l’étude de l’inexpliqué.

Ce qui nous engage à revoir comment à travers l’art, les différents régimes du visible et de l’invisible sont indissociablement liés. Jusque dans nos vécus mythiques les plus profonds, qui en révèlent l’empreinte et les mémoires. C’est à la croisée de ces champs d’investigation que se positionne le Musée de l’Invisible dont l’objectif est d’ouvrir de nouveaux espaces de réflexion, d’action et de connaissance réunissant le public, les artistes et les chercheurs.

C’est pourquoi les premières manifestations du Musée de l’Invisible dès 2014 ont été l’occasion de revisiter ce qui se joue entre art et Invisible à partir de projets expérimentaux. Tels le séminaire de recherche L’humain débordé, mis en place avec L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ou l’Académie et le Manifeste de l’Arbre dont la mission est de participer à l’émergence d’une nouvelle culture de l’arbre, de l’environnement et du vivant.
Ou encore l’exposition Astralis, à l’espace Culturel Louis Vuitton à Paris, qui à travers le motif du voyage astral, s’intéresse aux régimes visionnaires vécus par les artistes.

Une programmation qui se poursuit en 2015 avec l’exposition Rêve caverne art contemporain et préhistoire présentée au Château Musée de Tournon-sur-Rhône à l’occasion de l’inauguration de la Caverne Chauvet-Pont d’Arc. Avant le Manifeste de l’arbre à Genêve ou la préfiguration de l’Académinérale du Musée de l’Invisible avec l’exposition De Mineralis à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne.

Cette programmation réunie un nombre croissant de créateurs contemporains qui travaillent dans ces directions, sans que nous ayons peut-être pris toute la mesure de leur apport. Le Musée de l’Invisible répond à cette réalité en proposant une démarche de compréhension, de réception et de médiation de ce profond renouveau culturel. Tout en ouvrant de nouvelles perspectives sur les mondes et les visions qui nous sont offertes.

Pascal Pique, fondateur du Musée de l’Invisible

 

pj4 InaugurationInauguration de l’Académie de l’Arbre, premier département du Musée de l’invisible, au Palais de Tokyo à Paris le 13 novembre 2013,
avec Pierre Capelle, Michel Boccara et Jean-Michel Grandsire pour le lancement du livre «Sociomytho-logies de l’arbre » aux Editions du temps Présent.

 

pj 5 AstralisDavid Altmejd, Exposition Astralis, Espace Culturel Louis Vuitton, du 7 février au 11 mai 2014, Paris

 

pj 6 Bahia - copieLancement du Manifeste de l’arbre, Biennale de Salvador des Bahia, Brésil, août 2014. Séance d’éveil à l’arbre
avec Pierre Capelle (photo Myriam Mihindou)

 

PJ4-2MB Salle 1Participation de Michel Blazy à l’exposition inaugurale du Manifeste de l’arbre dans le cadre de Feito por Brasileiros,
ancien hôpital Matarazzo, Sao Paulo, Brésil, septembre 2014.

 

pj 8 Paris CNAMPremière exposition du Manifeste de l’arbre à Paris, Centre National des Arts & Métiers, YIA artfair, octobre 2014.
Œuvres de Basserode, Lionel Sabatté, Myriam Mihindou, Maylis Turtaut, Cécile Beau et Jacques Vieille.

 

PJ9 FavéroRêve caverne, exposition conçue à l’occasion de l’ouverture de la Caverne Chauvet-Pont d’Arc à l’invitation
de l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, Château Musée de Tournon-sur-Rhône, 9 avril – 11 juin 2015. Œuvre de Jean-Luc Favéro.

 

 

 

Flag_of_the_United_Kingdom.svg  English version

 

The Musée de l’invisible is a new creative and research space dedicated to astral arts and cultures around the world. The project takes a particular interest in the incredible and the imperceptible, those little known and inexplicable realities that contribute to the artistic process.

Currently without permanent premises, the museum looks at other ways of experiencing and perceiving art. It is a mobile, cross-disciplinary project, which harks back to ancient traditions whilst remaining anchored in contemporary artistic, social, scientific, philosophical, and spiritual discourse.

The Musée de l’invisible is fundamentally trans-historic and cross-disciplinary. It should be seen as a laboratory celebrating the culture of the new millennium, in which the boundaries between different areas of human knowledge and realms of life are necessarily crossed and reconfigured.

With this in mind, it seems essential to revisit the question of the invisible. As a preferred medium for exploring this theme, contemporary art already plays a part in bringing this question to the fore. After all, has art not always been intimately linked to the many forms of the invisible?

Unaddressed for too long, the difficulty surrounding the invisible is even more pertinent in light of the latest discoveries on the limits of matter, space, and the mind. This is why the invisible in question here covers a spectrum that includes astrophysics and cognitive science, as well as phenomenology, ethno-psychology, metaphysics, and that science of the unexplained known as metapsychics.

We are therefore called upon to readdress the inextricable links between the visible and the invisible in art, even looking at our most mythical experiences, which contain traces and memories of this connection. The Musée de l’invisible lies at the crossroads between different investigatory fields; its aim is to open new spaces of reflexion, action, and knowledge that bring together the public, artists, and researchers.

The opening ventures at the Musée de l’invisible thus allow us to re-examine the relationship between art and the invisible, through experimental projects. These include the research seminar, L’humain débordé (Self Overflowing), with Université Paris I Panthéon-Sorbonne, or L’académie de l’arbre (Tree Academy), whose mission is to help create a new cultural approach to trees, the environment, and living things.2 And, of course, the Astralis exhibition also addresses the visionary techniques employed by artists, through the theme of astral projection.

A growing number of contemporary artists are working on this theme, contributing to a greater extent than we may previously have realised. The Musée de l’invisible responds to this phenomenon by seeking to create a path of understanding, acceptance, and mediation for this profound cultural renewal, whilst offering new perspectives on the different worlds and visions proposed.

Based on a development association created in December 2012, the Musée de l’invisible is an evolving project, which will initially be mobile and temporary (particularly the temporary exhibitions and events). The Musée de l’invisible is a recognised “public service” project, and therefore qualifies for state support and tax exemptions.

 

Pascal Pique, fondateur du Musée de l’Invisible